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Colloque « Cultures populaires et représentations de l’histoire : fécondités du cliché »
Appel à contributions
Date : 11-12 mars 2027
Lieu : Bibliothèque de l’Arsenal, Paris
Ce deuxième colloque de l’ANR PASSIM (Passés imaginaires. Représentations littéraires et médiatiques des périodes historiques dans les fictions populaires contemporaines) a pour objectif d’analyser collectivement les variables terminologiques et disciplinaires autour du traitement du « cliché » : comment le nomme-t-on ? Comment l’évalue-t-on ? Quelle place lui accorder dans l’analyse des fictions historiques et de leur réception ?
Foisonnement lexical
Cliché et stéréotype sont deux termes désignant des techniques d’imprimerie qui permettent la reproduction à l’identique : « clicher » s’emploie d’abord au xviiie siècle pour dire « imprimer une gravure », sens qu’on retrouve dans « cliché photographique », ou en informatique quand on « cliche » (sauvegarde sur un autre support). Dans un prolongement direct, depuis le XIXe siècle ces termes désignent dans le langage courant des expressions, images ou figures de style devenues banales à force d’être répétées ; en stylistique, le cliché renvoie à une expression constituant un écart de style par rapport à la norme et qui se trouve banalisée par l’emploi trop courant qui en a déjà été fait.
Un nécessaire effort de clarification lexicologique sera mené sur les nuances d’emploi des termes qualifiant, selon les disciplines ou les démarches, les éléments récurrents du répertoire : à côté de ces très utilisés « clichés » et « stéréotypes », parfois distingués sur une échelle axiologique [1] , certaines dénominations se sont spécialisées dans la désignation d’un imaginaire collectif ancien. Selon les disciplines et des spécificités médiatiques, plusieurs variantes sont à considérer, sans que la liste ci-dessous soit exhaustive :
• les « images d’Épinal » nommées à partir d’une forme médiatique de grande diffusion considérée comme particulièrement simple à appréhender,
• les « mythèmes » des anthropologues (plus petites unités constitutives des mythes [2]),
• les « motifs [3] » de la médiévistique,
• le terme « réplicateurs [4] » a pu à son tour être proposé pour cette fois caractériser les plus petits dénominateurs communs identifiant les périodes historiques, équivalents des « supersignes » linguistiques, particulièrement faciles à utiliser, à reconnaitre et à comprendre.
D’autres propositions ont été forgées pour désigner les réalités médiatiques récentes et font partie du vocabulaire de communautés de réception spécifiques :
• les « iconogrammes [5] », unités sémiotiques texte-image se prêtant au réemploi intermédial,
• les mods des gamers (briques de code permettant le partage d’ajouts à tel ou tel jeu),
• les tropes, balises incontournables de l’organisation en « wikis » de cette culture participative des genres médiatiques et lectures en ligne
• Etc.
Ce colloque visera à mettre ces éléments terminologiques en commun, et à interroger leur mise en relation : comment leurs additions, accumulations ou contradictions génèrent-elles des phénomènes d’intertextualité et d’intericonicité, de véritables répertoires thématiques et visuels, en particulier lorsqu’il s’agit d’aborder des représentations ancrées dans le temps historique ?
Entre histoire et fictions
Histoire et fictions présentent un rapport radicalement différent à la question du cliché. Les fictions populaires et médiatiques reposent sur des conventions partagées [6] et l’assument explicitement, tant pour leur production, encadrée par les logiques éditoriales de genres et celles, industrielles, de reproduction des succès, que pour leur réception, souvent pensée en termes de pacte ou de contrat, tels que les attentes préformées des publics se devront d’être satisfaites par leur consommation. La créativité et le renouvellement y sont en réalité nécessaires et massives (il s’agit de ne pas lasser des lecteur.rice.s, spectateur.rice.s, joueur.se.s, dont l’expertise est affûtée par l’offre énorme à leur disposition), tandis que réciproquement « la stéréotypie », loin de se trouver cantonnée à ces corpus, « est une dimension inéluctable du fonctionnement du langage et de la pensée [7] », configurant donc inévitablement « l’horizon d’attente » des publics.
Reste que la distinction entre une culture légitime, « de production restreinte [8] », et la masse des œuvres plus explicitement prises dans le jeu du marché, passe par une opposition axiologique marquée entre originalité, singularité, expérimentation d’une part ; et de l’autre reproduction, familiarité, redondance. En ce sens, il pourra être pertinent d’interroger les distinctions éventuelles de ces clichés entre d’un côté les productions de masse, nées d’une industrie complexe et destinée à une réception large, et de l’autre les créations de fans, a priori destinées à un marché réduit mais opérant à la fois une synthèse et une altération des modèles transmis par le marché culturel grand public.
L’Histoire publique a pour sa part déclaré la guerre aux clichés. En témoigne l’intérêt évident des vulgarisateurs d’histoire pour ces questions – qu’il s’agisse par exemple des podcasts « C’est plus compliqué que ça » du journaliste Jean-Christophe Piot (6 saisons depuis 2020), qui dénonce les « croyances erronées », ou de « Clichés sur le Moyen Âge », rubrique ouverte en 2022 de « Passion médiéviste » (Fanny Cohen-Moreau), et de nombreux ouvrages dénonçant les simplifications historiques, souvent en lien avec la dimension politique du roman national (Le vrai visage du Moyen Âge. Au-delà des idées reçues, 2017, ou le récent France Fictions. Histoire des idées reçues de l’histoire de France). On pense aussi au vaste mouvement de fact-checking des films et séries historiques sur des chaînes YouTube dédiées (Ronel Konijnendijk, « How real is it ? » sur la chaîne Insider) ou des comptes Instagram comme celui de Julien Magalhães sur l’histoire de la mode et du vêtement « pour en découdre avec les anachronismes à l’écran [9] ». Cette capacité à dépasser les représentations communes pour approcher une « vérité historique » ignorée des non-experts, avec la dimension genrée qu’elle peut recouvrir [10] (la raison éclairée en lutte contre la bêtise et la passivité), est non seulement devenue un gage désirable de scientificité, mais bien aussi un des grands attraits de l’Histoire pour les amateur.rice.s qu’elle passionne. La volonté de se détacher de l’Histoire telle qu’elle est notamment présentée dans les fêtes historiques (garantes de l’Histoire événementielle) ou dans les fêtes médiévales (qui participent à renforcer les stéréotypes associés au Moyen Âge) conduit par exemple les pratiquants d’histoire vivante (notamment de reconstitution historique) à battre en brèche certains stéréotypes, quitte à en créer de nouveaux. Ainsi, peut être présentée au public la courte durée d’un duel à l’épée en même temps qu’une uniformisation des techniques et des objets. La principale vertu du cliché en histoire ne saurait être que pédagogique et dans un tel cadre, il fonctionne littéralement comme un repoussoir : « c’est à partir de celui-ci, telles l’image du barbare poilu et sale ou celle des prétendues sorcières, que l’historien, le philologue ou l’enseignant peuvent déconstruire le stéréotype et élaborer un discours scientifique sur le Moyen Âge [11] [ou tout autre période historique]. »
Si rien dans sa définition ne condamne le « cliché » à être forcément une erreur ou un anachronisme, dans les faits, et tout particulièrement en histoire, il est traité comme une faute que l’on prend plaisir à corriger, ou comme la persistance indéracinable d’une historiographie obsolète. Pourtant, « l’entrée en Histoire », vu l’importance du temps quotidien aujourd’hui voué à la consommation de médias dès l’enfance, se fait bien souvent par la fiction [12] et les « fictions populaires historiques » ont toujours constitué des corpus majeurs, de la Bibliothèque Bleue à la fantasy des xxe-xxie siècles, en passant par le roman historique post-Walter Scott ou d’inspiration scottienne. Or, ces corpus usent régulièrement de clichés et de motifs récurrents, qu’ils soient inconscients, assumés ou détournés, offrant ainsi une porte d’entrée dans la fiction historique par des éléments que l’histoire s’évertue ensuite à déconstruire. De même, quid des jeux vidéo historiques qui, sur le modèle de la franchise Assassin’s Creed, reposent sur un paradoxe en permettant de (re)jouer l’histoire tout en valorisant une fidélité jusqu’au détail, soutenue par une caution scientifique érigée en argument marketing important ?
Ne convient-il pas de voir, plutôt qu’une opposition stérile entre une fiction mensongère, in-authentique, dangereuse même dans les illusions qu’elle crée ou fait perdurer d’une part, et d’autre part un regard historique, et d’ailleurs plus largement scientifique, qui la rectifie pour rétablir les vérités qu’elle dissimulait, une tension féconde permettant une double évolution parallèle, étroitement tressée ? La rigueur historique y trouverait dans ce cas la matière pour refourbir sans cesse ses armes pour son nécessaire combat, toujours à reprendre, contre la déformation des faits (dont les variantes idéologiques ne cessent de se surajouter aux simplifications pratiques du divertissement). Les fictions, pour leur part, y gagneraient, outre un public passionné (même si c’est parfois sous la forme de l’indignation), d’utiles mises à jour historiographiques qui leur permettraient de renouveler leur stock de clichés.
À l’occasion du deuxième colloque de l’ANR PASSIM, il s’agira de réfléchir à ce que les fictions populaires (littérature de genre, séries télévisées, films, bandes dessinées, publicités, jeux de tous types…) retiennent de l’histoire, et à la manière dont elles renouvellent ou renforcent les clichés. En évitant les études monographiques sur tel ou tel cliché spécifique, on proposera lors de ce colloque une réflexion plus large sur le rôle, les limites, et éventuellement les intérêts des clichés dans les fictions historiques, toutes périodes confondues, et sur leur évolution dans la production comme dans la réception de ces œuvres. Y a-t-il des clichés plus importants que d’autres à modifier ? Lesquels sont repris, lesquels abandonnés, quand et pour quelles raisons ? Comment rendre compte que certains d’entre eux suscitent une crispation particulière à tel ou tel moment de l’histoire ? On sera attentifs enfin aux éventuelles divergences entre différentes périodes historiques : toutes les périodes sont-elles égales face aux clichés ? Ont-ils la même portée pour les périodes anciennes que pour des époques plus proches de nous ?
Les propositions de communication pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes ci-dessous, sans s’y limiter :
• Les terminologies autour du cliché et leurs enjeux épistémologiques.
• Le rapport du cliché au réalisme dans la culture populaire : erreur, anachronisme, produit d’appel ?
• Les enjeux politiques et institutionnels du cliché historique.
• Le cliché comme outil de pensée historique.
• Le rôle du cliché dans les pratiques de communication et de transmission : point de reconnaissance, référence commune, élément humoristique, enjeu didactique et pédagogique, valeur marketing.
• L’existence d’une éventuelle hiérarchie dans les clichés ou dans les époques auxquelles ils renvoient.
• L’évolution et la réception des clichés historiques : processus de saturation, renouvellement, capacité auto-répliquante, notamment à l’heure de l’IA.
• Etc.
Les propositions de communication, d’une longueur d’environ 2000 signes, sont à envoyer conjointement à Anne Besson (anne.besson [at] univ-artois.fr) et Justine Breton (justine.breton [at] univ-lorraine.fr) pour le 15 septembre 2026 au plus tard.
Notes
[1] Breton Justine, « Tout est bien qui finit… bien ? Pour une dialectique du stéréotype dans la fantasy de Game of Thrones », in Anne Besson (dir.), Game of Thrones, actes du colloque des Imaginales 2020, Chambéry, ActuSF, 2021, p. 47-66.
[2] Proposé par Claude Lévi-Strauss (« La structure des mythes », dans Anthropologie structurale, Plon, 1958), le terme est toujours employé, par exemple par Thomas Mohnike dans ses travaux sur les mythes nordiques (voir son article « Narrating the North. Towards a theory of mythemes of social knowledge in cultural circulation », Deshima: Arts, lettres et cultures des pays du Nord, 2020 ; et le blog du projet « Mythems of Knowledge : Tracing Narrative Grammar with Computational Methods » (https://mythemes.hypotheses.org/).
[3] Initiée par Paul Zumthor (« Topique et tradition », Poétique, no 7, 1971, p. 354-365) ou Jacques Le Goff (Jacques Le Goff, chapitre « Le merveilleux dans le monde occidental », L’Imaginaire médiéval, Paris, Gallimard, 1985, p. 17-39), leur étude a donné lieu à un projet au long cours de Thésaurus informatisé, mené par Francis Dubost (« Un outil pour l’étude des transferts de thèmes : Le Thésaurus informatisé des motifs merveilleux de la littérature médiévale », in Marie-Madeleine Fragonard et Caridad Martinez (dir.), Transferts de thèmes, transferts de textes, Barcelone, PPU, 1997, p. 21-47) et Francis Gringras (Une étrange constance – Les motifs merveilleux dans la littérature d’expression française du Moyen Âge à nos jours, Francis Gringras, Francis Dubost et al., Presses Université Laval « La République des Lettres », 2006). Voir aussi Jean-Jacques Vincensini, Motifs et thèmes du récit médiéval, Paris, Nathan, « Fac. Littérature », 2000.
[4] Chandès Gérard, « Réplicateurs visuels et sonores du monde néo-médiéval », Itinéraires, 3, 2010, p. 167-175.
[5] C’est le terme retenu par André Gunthert pour ses travaux en histoire culturelle et sémiologie de l’image : « Iconogrammes. Le récit des images », Bulletin de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle, n° 18, septembre 2019, p. 20-31) et sur le blog Image sociale https://imagesociale.fr/7656. Voir aussi François Amy de la Bretèque, L’imaginaire médiéval dans le cinéma occidental, Paris, Honoré Champion, 2018 (Nouvelle bibliothèque du Moyen Âge, 70).
[6] « L’autoréférentialité des produits culturels de masse désigne la réflexion à l’infini de codes romanesques et de figures culturelles stéréotypées telles que le “super héros” ou son envers le “privé alcoolique”. […] [Les théories de l’information] insistent notamment sur la très grande entropie du cliché, au cœur du processus de massification culturel. Plus le message est pauvre, plus son interprétation sera erratique et par la même susceptible d’une propagation maximale » (Frédéric Sayer, « Penser la culture de masse en littérature comparée », in Antonio Dominguez Leiva, Sébastien Hubier, Philippe Chardin et Didier Souiller (dir.), Etudes culturelles, anthropologie culturelle et comparatisme. Actes du xxxve congrès de la SFLGC, volume I, Neuilly les-Dijon, Les éditions du Murmure, 2010, p. 303-311, p. 304).
[7] Jean-Louis Dufays, « Le stéréotype, un concept-clé pour lire, penser et enseigner la littérature », Marges linguistiques, 2001, p. 19-30.
[8] Pierre Bourdieu, Les Règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Seuil, [1992] 2012.
[9] Julien Magalhães, Erratum. Pour en découdre avec les anachronismes à l’écran, Paris, Hoëbeke, 2022.
[10] Ysé Vaucher, « Produire le vrai sur le faux : sociologie politique des discours et pratiques de lutte contre les fake news », thèse de science politique, Université Paris 1, 2024.
[11] Marco Conti, Amalia Desbrest et Simon Rozanès, « Le Moyen Âge, fabrique de stéréotypes ? », Essais [En ligne], 20 | 2023, mis en ligne le 20 juin 2023, consulté le 02 mars 2026. URL : http://journals.openedition.org/essais/12494. Pour le numéro complet : https://journals.openedition.org/essais/12464.
[12] Emmanuelle Fantin et Julien Tassel (dir.), Quand l’enfance rencontre l’histoire. Imaginaires, représentations et savoirs, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 2025.
Bibliographie indicative
- Amossy Ruth, Les idées reçues. Sémiologie du stéréotype, Paris, Nathan « Le texte à l’œuvre », 1991.
- Amossy Ruth et Elisheva Rosen, Les discours du cliché, Paris, CDU-SEDES, 1982.
- Amossy Ruth et Anne Herschberg-Pierrot, Stéréotypes et clichés. Langue, discours, société, Paris, Nathan université « 128 », 1997.
- Amy de la Bretèque François, L’imaginaire médiéval dans le cinéma occidental, Paris, Honoré Champion, 2018 (Nouvelle bibliothèque du Moyen Âge, 70).
- Bostal Martin et Tuaillon Demésy Audrey, « Fêtes médiévales », in Besson Anne, Blanc William et Ferré Vincent (dir.), Dictionnaire du Moyen Âge imaginaire. Le médiévalisme, hier et aujourd’hui, Paris, Vendémiaire, 2022, p. 169-172.
- Bourdieu, Les Règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Seuil, [1992] 2012.
- Breton Justine, « Tout est bien qui finit… bien ? Pour une dialectique du stéréotype dans la fantasy de Game of Thrones », in Anne Besson (dir.), Game of Thrones, actes du colloque des Imaginales 2020, Chambéry, ActuSF, 2021, p. 47-66.
- Budin Noémie (dir.), Les clichés dans l’Histoire. Actes du colloque Fest’Ain d’Histoire 2018, Chambéry, Didaskalie, 2020.
- Castillo Durante Daniel, Du stéréotype à la littérature, Montréal, XYZ « Théorie et littérature », 1994.
- Chandès Gérard, « Réplicateurs visuels et sonores du monde néo-médiéval », Itinéraires, 3, 2010, p. 167-175.
- Conti Marco, Amalia Desbrest et Simon Rozanès, « Le Moyen Âge, fabrique de stéréotypes ? », Essais [En ligne], 20 | 2023, mis en ligne le 20 juin 2023, consulté le 3 mars 2026. http://journals.openedition.org/essais/12494 ; https://journals.openedition.org/essais/12464 pour le numéro complet.
- Dubost Francis, « Un outil pour l’étude des transferts de thèmes : Le Thésaurus informatisé des motifs merveilleux de la littérature médiévale », in Marie-Madeleine Fragonard et Caridad Martinez (dir.), Transferts de thèmes, transferts de textes, Barcelone, PPU, 1997, p. 21-47.
- Dufays Jean-Louis, Stéréotype et lecture. Essai sur la réception littéraire, Liège, Mardaga « Philosophie et langage », 1994.
- Dufays Jean-Louis, « Stéréotype et littérature, L’inéluctable va-et-vient », in Alain Goulet (dir.), Le stéréotype, Crise et transformations, Caen, Presses universitaires de Caen, 1994, p. 77-89.
- Dufays Jean-Louis, « Stéréotypes et didactique du français. Histoire et état d’une problématique », Études de linguistique appliquée, 107, juillet-septembre 1997, p. 315-328.
- Dufays Jean-Louis, « Le stéréotype, un concept-clé pour lire, penser et enseigner la littérature », Marges linguistiques, 2001, p. 19-30.
- Eco Umberto, Lector in Fabula (1979), trad. Myriem Bouzaher, Paris, Grasset, 1985, Livre de Poche « Biblio Essais », 1990.
- Eco Umberto, « Le Mythe de Superman » (1976), dans De Superman au Surhomme, trad. Myriem Bouzaher, Grasset, 1993, p. 131-170.
- Edrom Julien, Guérin Raphaël, Griot Witold et al., « Pour un usage du stéréotype en Histoire », Hypotheses 21, Presses de la Sorbonne, 2018/1, p. 93-102.
- Fantin Emmanuelle et Julien Tassel (dir.), Quand l’enfance rencontre l’histoire. Imaginaires, représentations et savoirs, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 2025.
- Genette Gérard, Introduction à l’architexte, Paris, Seuil « Poétique », 1979 (). GERVAIS B., À l’écoute de la lecture, Montréal, VLB éditeur, 1993.
- Geslot Jean-Charles, « Stéréotypes et histoire culturelle », Hypotheses 21, Presses de la Sorbonne, 2018/1, p. 163176. Numéro en ligne sur CAIRN https://shs.cairn.info/revue-hypotheses-2018-1?lang=fr.
- Goulet Alain (dir.), Le stéréotype, Crise et transformation. Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, 7-10 octobre 1993, Caen, Presses universitaires de Caen, 1994.
- Grandière Marcel et Michel Molin, Stéréotype, outil de régulations sociales, Rennes, Presses Universitaires, 2004.
- Grandière Marcel, « Introduction. La notion de stéréotype », Stéréotype, outil de régulations sociales, Rennes, Presses Universitaires, 2004 p. 712. En ligne : http://books.openedition.org/pur/20998, consulté le 3 mars 2026.
- Gringras Francis, Dubost Francis et al., Une étrange constance – Les motifs merveilleux dans la littérature d’expression française du Moyen Âge à nos jours, Presses Université Laval, « La République des Lettres », 2006.
- Grivel Charles, « Vingt-deux thèses préparatoires sur la doxa, le réel et le vrai », in Revue des sciences humaines, 201, 1986, p. 49-55.
- Gunthert André, « Iconogrammes. Le récit des images », Bulletin de l’Association pour le développement de l’histoire culturelle, n° 18, septembre 2019, p. 20-31.
- Lafarge Claude, La valeur littéraire. Figuration littéraire et usages sociaux des fictions, Paris, Grasset, 1983.
- Le Goff Jacques, « Le merveilleux dans le monde occidental », L’Imaginaire médiéval, Paris, Gallimard, 1985, p. 17-39.
- Le Goff Jacques, Histoire et mémoire, Folio « Histoire », 1988.
- Levi-Strauss Claude, « La structure des mythes », dans Anthropologie structurale, Plon, 1958.
- Magalhães Julien, Erratum. Pour en découdre avec les anachronismes à l’écran, Paris, Hoëbeke, 2022.
- Mohnike Thomas, « Narrating the North. Towards a theory of mythemes of social knowledge in cultural circulation », Deshima: Arts, lettres et cultures des pays du Nord, 2020.
- Plantin Christine (dir.), Lieux communs, topoï, stéréotypes, clichés, Paris, Kimé, 1993.
- Robert Frank, « Qu’est-ce qu’un stéréotype ? », dans Jean Noël Jeanneney (dir.), Une idée fausse est un fait vrai : les stéréotypes nationaux en Europe, Paris, Odile Jacob, 2000.
- Sayer Frédéric, « Penser la culture de masse en littérature comparée », in Antonio Dominguez Leiva, Sébastien Hubier, Philippe Chardin et Didier Souiller (dir.), Etudes culturelles, anthropologie culturelle et comparatisme. Actes du XXXVe congrès de la SFLGC, volume I, Neuilly les-Dijon, Les éditions du Murmure, 2010, p. 303-311.
- Vauchez Ysé, « Produire le vrai sur le faux : sociologie politique des discours et pratiques de lutte contre les fake news », thèse de science politique, Université Paris 1, 2024.
- Vincensini Jean-Jacques, Motifs et thèmes du récit médiéval, Paris, Nathan, « Fac. Littérature », 2000.
- Zumthor Paul, « Topique et tradition », Poétique, no7, 1971, p. 354-365.